Historique de la Surveillance des Pêches
A l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, les activités de la surveillance des pêches étaient organisées par la Direction de l’Océanographie et des Pêches maritimes (actuelle Direction des pêches maritimes), en relation avec la Marine nationale comme bras armé.
À partir de 1982, notre pays a bénéficié du soutien du Canada avec la mise en place du Projet de Surveillance de Pêches au Sénégal (PSPS). Ce projet a permis la révision de la législation, l’acquisition de moyens naval et aérien, l’installation de stations côtières le long du littoral et la mise en place d’un programme observateur des pêches.
Le projet ayant pris fin en 1998, le Sénégal, dans la dynamique de pérenniser les acquis dudit projet, créa en 2000 la Direction de la Protection et de la Surveillance des Pêches (DPSP).
Moyens de la surveillance des pêches au Sénégal
Moyens humains
La DPSP est dirigée par un officier supérieur de la Marine nationale, assisté dans ses tâches par des officiers de marine, des ingénieurs des pêches et d’aquaculture, des officiers mariniers spécialisés en transmission et détection, des policiers, du personnel administratif de soutien, des inspecteurs, des observateurs des pêches et des contractuels.
Présentement, le personnel de la DPSP est ainsi composé :
| Effectifs | Nombre | Positions actuelles | |||
| DPSP Siège | Stations | Vedettes | MPEM/CRODT/SRPS | ||
| Fonctionnaires civils | 37 | 02 | 00 | 00 | 00 |
| Militaires | 33 | 06 | 00 | 05 | 00 |
| Policiers | 01 | 00 | 00 | 00 | 00 |
| Observateurs | 30 | 00 | 00 | 00 | 00 |
| Contractuels | 25 | 00 | 00 | 00 | 03 |
| ASP | 05 | 00 | 00 | 00 | 00 |
| TOTAL | 131 | 08 | 00 | 05 | 03 |
Tableau 1: Situation du personnel de la DPSP
Moyens matériels et opérationnels
La Direction de la Protection et de la Surveillance des Pêches (DPSP) a acquis en 2004, des unités navales pour le renforcement de ses capacités d’intervention en mer. Il s’agit de :
- deux (02) vedettes de 20 mètres,
- quatre (04) vedettes de 12 mètres.
Leur état de disponibilité et leur positionnement sont indiqués dans le tableau 2 ci-dessous.
| Unités navales | Longueurs | Situation technique | Port d’attache | Observation |
| Baye SOGUI | 20 mètres | Disponible | Dakar | Cogestion des vedettes entre le MFA et le MPEM à travers un Protocole d’accord signé le 09 juin 2008 |
| Alphonse FAYE | 20 mètres | Indisponible | ||
| El hadj Mbor DIAGNE | 12 mètres | Indisponible | Dakar | Gestion des vedettes par la DPSP |
| Alieu Codou NDOYE | 12 mètres | Disponible | Dakar | |
| Ousmane DIOP Coumba Pathé | 12 mètres | Disponible | Dakar | |
| Ibra PAYE | 12 mètres | Indisponible | Saint-Louis |
Tableau 2 : Etat de fonctionnalité et positionnement des vedettes de la DPSP
En plus de ces moyens navals, la DPSP dispose d’un avion de surveillance maritime non fonctionnel depuis plus de dix ans. Cet appareil est immobilisé à la base aérienne et toutes les réparations effectuées n’ont pas permis de le rendre opérationnel.
Par ailleurs, la DPSP dispose d’un réseau de dix (10) centres secondaires de surveillance côtière jouant un rôle très important dans le cadre de la surveillance participative des pêcheries artisanales.
Activités de suivi, contrôle et surveillance des pêches
Inspection des navires au débarquement
Cette activité consiste à inspecter les navires de nationalité sénégalaise et étrangère qui débarquent au port de pêche, conformément aux dispositions juridiques et réglementaires en vigueur.
Opération de patrouille maritime
Cette activité vise à contrôler les navires, de toute nationalité, présents dans les eaux sous juridiction sénégalaise. Elles sont effectuées en collaboration avec la Marine nationale qui met en œuvre ses moyens navals et les vedettes de la DPSP.
Opérations de patrouille aérienne
Les opérations de patrouille aérienne sont réalisées en collaboration avec l’Armée de l’Air et les Eléments français au Sénégal (EFS). Cette activité de contrôle consiste a survoler les eaux sous juridiction sénégalaise et la Zone commune entre la Sénégal et la Guinée Bissau, et de photo graphier les navires qui sont présent sur. Les photos ainsi prise devront permettre :
– d’identifier le navire (nom, immatriculation ou indicatif radio ) ;
-de déterminer la position du anvire
-de vérifier la zone de pêche autorisée;
-de vérifier l’activité du navire (en transit, en pêche ou en arrêt).
A l’instar des inspection maritimes, l’inspecteur embarqué est chargé de produire à la fin de la patrouille, et de rendre compte des cas d’infractions constatés ou suspectés, en proposant à l’Autorité la conduite à tenir.
Surveillance participative des pêcheries artisanales
Depuis 2005, l’État du Sénégal a adopté une nouvelle approche de suivi et de contrôle des pêcheries artisanales, appelée surveillance participative. C’est un système dans lequel le pêcheur se trouve au centre des activités de surveillance et accompagné par les agents de l’administration de sa localité.
les actions suivants sont proposées :
- renforcer les capacités des acteurs des CLPA et brigades de surveillance participative;
- renforcer les moyens de patrouille ;
- mettre en place des patrouilles terrestres et acquérir des moyens roulants
Programme d’observateurs des pêches
Les observateurs sont des agents recrutés par le Ministère chargé de la pêche maritime et ont pour fonction générale d’observer les activités de pêche à la lumière des obligations souscrites par le titulaire de la licence et relatives, notamment, aux engins, aux zones de pêche, à la quantité et à la nature des espèces capturées et de rendre compte à la DPSP. Ainsi ils jouent un rôle essentiel dans le dispositif SCS.
Contrôle par les senseurs
les senseurs permettent d’obtenir un suivi en temps réel des navires en activités dans les eaux sous juridictions sénégalaise ou en haute mer et de contrôle leurs données de positionnement à des intervalle de temps régulier. Ces données doivent contenir des informations sur l’identification du navire par le nom et le numéro d’immatriculation, la date ,l’heure la latitude et la longitude , le cap et la vitesse etc.
Deux senseurs principaux permettent le contrôle des navires en activité dans les eaux sous juridiction sénégalaise :
-le VMS ( Vessel Monitoring System): il s’agit d’un système de suivi satellitaire de la position grâce à l’installation d’une balise à bord des navires en activités dans la ZEE sénégalaise. chaque navire en activités doit transmettre, à intervalle régulier, au moins vingt-quatre (24) positions par jours , à raison d’une position par heure.
-les radio-radars : installées le long du littoral (Dakar , Saint-Louis, capskiring, etc.), ils permettent une couverture radar de la zone côtière des eaux sénégalaise. Senseur actif, les radars permettent d’obtenir des données de positionnement de navire sans nécessiter l’installation de balise à bord de ces derniers.
Par ailleurs, le système AIS (Automatic Identification System ) constitue un outil supplémentaire de suivi des données de positionnement des navires. En accord avec la législation internationale, l’émission AIS n’est cependant généralement obligatoire pour les navires de pêches sénégalais.
coopération nationale, régionale et internationale
Au niveau national
Il s’agira de mettre en place des cadres de concertations et d’échanges d’information entre les parties prenantes qui prévoient :
- la désignation de points focaux pour chaque structure;
- la mise en place d’un planning et la tenue de réunion régulières
- un cadre de suivi et d’évaluation.
Au niveau régional et international
il s’agit d’adhérer et de mettre en ouvre les conventions et Accords régionaux, sous régionaux et internationaux, en transposant notamment certaines dispositions pertinentes dans le réglementation en vigueur.
Coopération sous régionale
Dans le cadre de la lutte contre la pêche illicite non déclarée et non réglementée, le Sénégal constitue le principal pourvoyeur d’unités navales pour l’exécution des opérations conjointes de surveillance organisées par la Commission Sous Régionale des Pêches (CSRP).
